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Les dialogues

Exemples de dialogues en colonne correctement écrits

Avec guillemetsSans guillemets

« Si on allait manger ! proposa Albert en se levant.

— Bonne idée », répondit Henri.

Il ferma son livre avec tant de force qu'il en fit sursauter les autres lecteurs.

«Je meurs de faim, ajouta-t-il.

— Henri, tu as toujours faim, de toute façon ! » dit sèchement Georgette.

— Si on allait manger ! proposa Albert en se levant.

— Bonne idée, répondit Henri.

Il ferma son livre avec tant de force qu'il en fit sursauter les autres lecteurs.

— Je meurs de faim, ajouta-t-il.

— Henri, tu as toujours faim, de toute façon ! dit sèchement Georgette.

Règles de typographie

Les guillemets et tirets

« Si on allait manger ! »

Les guillemets sont encadrés par des espaces.

Chaque changement d'interlocuteur donne lieu à un tiret, sauf la première réplique.

« Si on allait manger !
Bonne idée. Je meurs de faim.
Henri, tu as toujours faim, de toute façon ! »

Le tiret qui s'utilise normalement pour les dialogue est le tiret "cadratin", plus large que le trait d'union.
Il s'obtient en faisant Alt + Ctr + - (pavé numérique) ou Alt + 0151 (pavé numérique).
Vous pouvez aussi paramétrer dans Word avec Outils/Option de correction automatique, onglet Correction automatique : Remplacer -- Par —.
Vos -- se transformeront automatiquement (par défaut, Word vous les transforme en demi-cadratins, un peu plus courts).

En français, on n'encadre pas chaque réplique de guillemets (contrairement à la typographie anglaise).

Pour chaque dialogue, il ne doit donc y avoir qu'une seule paire de guillemets, au début de l'échange et à la fin.

On écrit : « Viens donc manger, dit-il en se levant. C'est l'heure »

Et non : « Viens donc manger », dit-il en se levant. « C'est l'heure »

Les dialogues sans guillemets

Dans l'édition, il est de plus en plus l'usage de supprimer les guillemets. Dans ce cas, la première réplique commence par un tiret pour marquer le début du dialogue :

Si on allait manger !
— Bonne idée, je meurs de faim.
— Henri, tu as toujours faim, de toute façon !

Ce sont des tirets cadratins (—) et non des tirets bas ( _ ou underscore) qui doivent être utilisés. Si obtenir un cadratin vous parait trop compliqué, utiliser la touche 6 du clavier pour obtenir un tiret simple (-)
Il est impératif de mettre un espace après chaque tiret pour le décoller du début de la phrase.

Les incises

Ce sont les incises qui vont permettre

L'incise suit la phrase prononcée, dont elle est séparée par une virgule, un point d'exclamation ou d'interrogation.

Les incises sont englobées dans le dialogue (on ne ferme donc pas les guillemets pour les en exclure). Par contre, la dernière incise se place après le guillemet fermant le dialogue.

« Si on allait manger ! proposa Albert.
— Bonne idée, répondit Henri. Je meurs de faim.
— Henri, tu as toujours faim, de toute façon », dit Georgette.

Une incise ne commence PAS par une majuscule, même quand elle suit un point d'exclamation ou d'interrogation, contrairement à ce qu'affirme la correction orthographique de Word (attention, parfois la correction automatique de Word vous rajoute une majuscule en douce !).

Si les indications scèniques forment un phrase à part entière, il faudra alors la mettre hors guillemets.

« Si on allait manger ! proposa Albert en se levant.
— Bonne idée », répondit Henri.
Il ferma son livre avec tant de force qu'il en fit sursauter les autres lecteurs.
«
Je meurs de faim, ajouta-t-il.
— Henri, tu as toujours faim, de toute façon ! » dit sèchement Georgette.

Les dialogues de théâtre

Ils se passent d'incise et de guillemets mais peuvent présenter des didascalies :

ALBERT (se levant) - Si on allait manger !
HENRI — Bonne idée. Je meurs de faim.
Il ferme son livre avec tant de force qu'il en fit sursauter les autres lecteurs.
GEORGETTE (soupirant) — Henri, tu as toujours faim, de toute façon !

Cette forme est réservée au théatre. Elle se complète avec des indications scéniques pour remplacer les nuances et détails apportés par les incises.

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Les verbes de parole

Place dans le dialogue

En ouverture du dialogue

Albert demanda à Henri :
« Veux-tu aller manger ?
— Bonne idée, répondit ce dernier. Je meurs de faim.»

Pour introduire un dialogue, on peut même utiliser un verbe de mouvement :

Albert se tourna vers Henri :
« Veux-tu aller manger ?
— Bonne idée. Je meurs de faim.»

Albert ferma son livre de chimie :
« On va manger ? »

En incise

« Veux-tu aller manger ? demanda-t-il.
— Bonne idée, répondit Henri. Je meurs de faim.»

Le t qui est mis entre le sujet et le verbe est un t euphonique, pour permettre une liaison en t. C'est donc un tiret qui sépare le t du sujet, et non une apostrophe (utilisée pour l'élision) On écrit donc dit-il et non dit'il.

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Les différentes sortes verbes pouvant être utilisés comme des verbes de parole

Certains des verbes ci-dessous vous surprendrons peut-être car vous en les aurez pas identifiés comme verbes de parole. Mais ils peuvent très bien s'intégrer dans un dialogue et donner du relief à ce dernier.

— J'ai vu le professeur de chimie sourire à une élève, couina Georgette
— Ce n'est pas possible, s'étonna Albert.
— Tu as du mal voir! s'étouffa Henri
— Mais non, je sais ce que j'ai vu, s'offusqua Georgette.
— Tu as dû avoir des hallucinations. Tu as suffisamment mangé ce matin ? s'inquiéta Henri.

Bon, il ne faut pas en faire trop tout de même. L'exemple suivant est un peu poussé :

« Oh, pardon ! », ferma-t-il la porte

Pour voir un exemple d'utilisation de verbes multiples dans un dialogue.

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Principes de base du dialogue

Le dialogue doit être utile

Chaque dialogue doit avoir son utilité :

— Tu viens manger ? demanda Albert.
— Oui, répondit Henri.

Ce dialogue n'apporte rien. Autant écrire simplement : Albert et Henri partirent déjeuner à midi et demi.

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Le dialogue doit être facile à suivre

Adopter un dialogue linéaire

Pour que le lecteur ne soit pas perdu, tâchez de ne pas laisser la conversation partir dans tous les sens. Traitez un sujet après l'autre et, si il y a des digressions, marquez le retour à la conversation d'origine :

—...dit Georgette en recentrant le sujet, ...indiqua-t-il pour reprendre le fil de la conversation.
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Indiquer qui a la parole

Même quand il n'y a que deux personnages, il ne suffit pas d'indiquer qui entame le dialogue et qui lui répond, sans ensuite repréciser qui parle. Bien sûr, on peut le déduire puisque chaque tiret indique le changement d'interlocuteur. Mais au bout de trois échanges, le lecteur est généralement perdu et n'a pas envie de revenir en arrière et de compter les répliques. Il faut donc rappeler où on en est tous les cinq à six répliques. A partir de trois locuteurs, il faut indiquer systématiquement qui répond.

Pour faire varier les appellations pour ne pas faire trop de répétitions:

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Le dialogue doit être soigné

Ce n'est pas parce que vos personnages ont 16 ans qu'il faut infliger à vos lecteurs des échanges pauvres, ennuyeux et répétitifs, émaillés de euh... et de ben.... Ne cédez pas à la facilité d'utiliser une grammaire approximative et des mots grossiers. Le dialogue fait partie du récit et doit être aussi agréable à lire que le reste.

Le niveau de langage varie en fonction de la personne et de l'interlocuteur

Le niveau de langage doit correspondre à celui qui parle. Les adultes ont en général un langage plus soutenu que les adolescents. Attention cependant, même si les personnages ne sont pas très distingués, il vaut mieux exclure toute vulgarité et s'en tenir à un langage familier.

En fonction de l'interlocuteur, on parle différemment. Ainsi un jeune évitera les familiarités s'il parle à un adulte mais se relâchera peut-être avec ses amis.

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A chaque époque son langage

Le langage doit également correspondre à l'époque considérée : il ne doit pas constituer un anachronisme par rapport à l'époque où il se tient. Ainsi si vous mettez en scènes des personnes dans les années 70, ils parleront plutôt comme vos parents.

Sandrine dira donc C'est sensas ! plutôt que C'est trop ! et elle parlera de nana et non de meuf.

Et même si l'histoire se déroule de nos jours, les personnes d'une autre génération ont un langage qui leur correspond. Ainsi la grand—mère du héros doit parler comme les personnes âgées que vous connaissez et utiliser des mots désuets :

Réclame au lieu de pub, épatant au lieu de super, brave garçon au lieu de mec cool

Prendre garde aux enchaînements

Chaque réplique doit découler logiquement de la précédente. Dans un dialogue, on a des choses à impérativement faire dire à nos personnages, mais il faut veiller que la réplique qui tue ou l´information à délivrer n´arrive pas comme un cheveu sur la soupe.

Vos personnages ne doivent pas non plus répéter ce que leurs interlocuteurs savent déjà. Arrangez-vous pour faire passer l'information dans la narration ou dans la réponse.

— Il y a une fuite d'eau dans ma classe, au troisième étage, annonça le professeur de chimie au directeur du collège.

Si le directeur ne sait pas où se trouve la classe de son professeur de chimie, il faut qu'il change de métier. Vous pouvez mettre :

— Il y a une fuite d'eau dans ma classe, annonça le professeur chimie au directeur.
— Encore une fuite au troisième étage ! s'agaça le directeur

Ou mieux :

— Il y a une fuite d'eau dans ma classe, annonça le professeur chimie au directeur.
Le directeur soupira. C'était la seconde fuite repérée au troisième étage. Il fallait qu'il fasse au plus vite vérifier l'étanchéïté du toit.

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Prenez les circonstances en considération

Un personnage en train de sauver sa peau ou sous le coup de la colère fait des phrases beaucoup plus brèves que lors d'une conversation de salon. Dans les situations extrêmes, n'hésitez pas à télescoper les répliques :

Quand il voit une personne sur le point de se faire écraser, votre personnage ne va pas crier :

— Une voiture a brûlé le feu rouge ! Courez pour ne pas vous trouver sur sa trajectoire !

Il dira plutôt :

— La voiture ! Courez !

Voire :

— ...
Incapable de prononcer un mot, il assista impuissant à l'impact.

Non, je plaisante !

Le dialogue s'inscrit dans un contexte

Le dialogue ne sera pas le même en fonction de son environnement. Ainsi il faut indiquer :

Pour se représenter le dialogue, les lecteurs ont besoin d'indications sur l'endroit où il se tient. Vous pouvez mettre quelques phrases de description en marge du dialogue ou introduire les précisions dans le dialogue lui-même.

— J´ai vu le prof de chimie sourire à une élève, indiqua Georgette, en s´asseyant à la table où ses deux camarades avaient commencé à faire leurs devoirs.
— Ce n´est pas possible ! s´exclama Albert, s´attirant le regard des autres élèves qui étudiaient dans la salle d'études..

Si la discussions est secrète et que des témoins sont présents, les locuteurs vont parler bas ou à demi-mot.

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Enrichir le dialogue

Les personnages utilisent leur voix pour exprimer leurs sentiments

Il est connu qu'il y a beaucoup plus de malentendus dans les échanges écrits que dans les conversations orales. On a même inventé les émoticons pour pallier à la neutralité de l'écrit. Votre dialogue doit donc refléter la richesse de l'échange sonore.

Les dialogues révèlent le caractère des personnages et leurs relations

Même dans un dialogue serein, il n'est pas rare qu'un personnage dirige la conversation.

Ainsi, dans une discussion, faites en sorte que ce soit toujours la même personne qui recentre les débats, tente de concilier les avis différents. Une autre va jour les rigolos de service, une troisième va mettre les pieds dans le plat etc.

Quand l'échange est moins neutre, servez-vous de verbes indiquant l'intention pour éclairer les relation entre les personnages :

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Les indications scéniques

Un dialogue n'excluent pas une certaine mise en scène : les personnages sont debout ou assis, se lèvent, entrent, sortent, se touchent, se frappent.

Leur langage corporel peut souligner ce qui passe dans le dialogue :

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Les techniques

En apprendre davantage sur les dialogues : Le discours direct et indirect, le discours indirect libre et le discours narrativisé

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Liste de verbes

Vous trouverez ci-dessous près de 300 verbes, classés par utilisation puis par ordre alphabétique.

Grand merci à K'ren qui m'a aidé à compléter ma liste

Verbes classés par utilisation

DIALOGUE
Neutre Echange Question Réponse Promesse Déroulement du dialogue
affirmer
affranchir (apprendre à qqun)
apprendre
assurer
aviser
commenter
considérer
conter
déclarer
décrire
dire
émettre (un son)
exprimer
formuler
narrer
observer
parler
penser tout haut
préciser
raconter
remarquer
rappeler
(se) souvenir
bavarder
confier
converser
deviser
dialoguer
discourir
papoter
parler
saluer
demander
interroger
questionner
(s')enquérir
(s')instruire
éluder
expliquer
indiquer
répliquer
répondre
jurer
mentir
promettre
achever
(s')adresser
ajouter
arrêter
compléter
conclure
couper
entamer
entrer en matière
finir
interrompre
intervenir
poursuivre
répéter
répondre
reprendre la parole
terminer
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DISCUSSION
Argumentation Accord Désaccord Enigme Réticence / regret
alléguer
apprendre (à quelqu'un)
arguer
argumenter
assener
assurer
avancer
(se) dédouaner
(se) défendre
détailler
distinguer
égrener
émettre(une opinion)
énumérer
exagérer
exposer
faire miroiter
faire remarquer
garantir
glisser
indiquer
innocenter
insinuer
insister
intercéder
inventorier
juger
lister
mettre en garde
minimiser
plaider
présenter
rajouter
rappeler
rapporter
récapituler
requérir
résumer
révéler
signaler
souligner
soutenir
tenter de convaincre
accorder
acquiescer
adhérer
admettre
approuver
capituler
composer
concéder
confirmer
croire
choisir
féliciter
flatter
(s')incliner
louer (faire un compliment)
obtempérer
opiner
préférer
réaliser
reconnaître
renchérir
réviser (son opinion)
souscrire
accuser
combattre
contester
contredire
critiquer
démentir
dénoncer
discuter
douter
huer
infirmer
(s')insurger
nier
(s')offusquer
protester
rectifier
remettre en question
renâcler
reprendre (contredire)
rétorquer
riposter
tempérer
avancer
deviner
énoncer
estimer
examiner
imaginer
hasarder
jauger
proposer
supputer
admettre
(se) décider
lâcher
regretter
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RAPPORT DE FORCE
Demander une faveur Permission Interdiction Exigence Moquerie
adjurer
demander
exhorter
implorer
négocier
parlementer
pleurer
prier
quémander
réclamer
revendiquer
solliciter
suggérer
supplier
accepter
encourager
permettre
proposer
interdire
prohiber
refuser
résister
exiger
intimer (quelqu'un de parler)
obliger
ordonner
sommer
ironiser
(se) moquer
narguer
persifler
railler
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LES SENTIMENTS
Honte Tristesse / douleur Surprise Colère Hésitation Humour
avouer
confesser
(s')excuser
marmonner
souffler
compatir
geindre
gémir
(s')inquiéter
(se) plaindre
rassurer
Surprise
(s')etonner
(s')étouffer
(s')exclamer
manquer de ...
Colère
aboyer
apostropher
bougonner
cracher
(s')enflammer
(s')emporter
(s')étrangler
enguirlander
exploser
grincer
grogner
grommeler
gronder
(s')impatienter
injurier
insulter
piaffer (d'impatience)
proférer (des menaces)
râler
réprimander
ronchonner
siffler
s'offusquer
tempêter
tonner
vilipender
vitupérer
vociférer
vomir des injures
Hésitation
décider
hésiter
risquer
Humour
badiner
blaguer
éclater de rire
(s')esclaffer
glousser
gouailler
plaisanter
pouffer
(se) réjouir
rire
sourire
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INTONATION
Volume Tentative Façon de parler Pédant
acclamer
appeler
beugler
brailler
bramer
clamer
crier
(s')égosiller
héler
hurler
rugir

chuchoter
murmurer

essayer
(se) lancer
risquer
tenter
vérifier
ânonner
articuler
babiller
bafouiller
balbutier
balbutier
baragouiner
bégayer
bredouiller
cafouiller
chantonner
couiner
crachoter
crépiter
débiter
déclamer
dégoiser
entonner
épeler
éternuer
faire
haleter
miauler
minauder
postillonner
psalmodier
susurrer
zézayer
annoter
commenter
disserter
fanfaronner
(se) gargariser
(se) glorifier
gloser
monologuer
palabrer
pérorer
philosopher
plastronner
pontifier
prophétiser
rabâcher
réciter
seriner
soliloquer
traduire
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Verbes classés par ordre alphabétique


A - F
A B C D E F
aboyer
accepter
acclamer
accorder
accuser
achever
acquiescer
adhérer
adjurer
admettre
admettre
(s')adresser
affirmer
affranchir
ajouter
alléguer
annoter
ânonner
apostropher
appeler
apprendre
approuver
arguer
argumenter
arrêter
articuler
assener
assurer
assurer
avancer
avancer
aviser
avouer
babiller
badiner
bafouiller
balbutier
balbutier
baragouiner
bavarder
bégayer
beugler
blaguer
bougonner
brailler
bramer
bredouiller
cafouiller
capituler
chantonner
chuchoter
choisir
clamer
combattre
commenter
commenter
compatir
compléter
composer
concéder
conclure
confesser
confier
confirmer
considérer
conter
contester
contredire
converser
couiner
couper
cracher
crachoter
crépiter
crier
critiquer
croire
débiter
décider
(se) décider
décider
déclamer
déclarer
décrire
(se) dédouaner
(se) défendre
dégoiser
demander
démentir
dénoncer
détailler
deviner
deviser
dialoguer
dire
discourir
discuter
disserter
distinguer
douter
éclater de rire
(s')égosiller
égrener
éluder
émettre (un son)
émettre(une opinion)
(s')emporter
encourager
enguirlander
énoncer
(s')enquérir
entamer
(s')enflammer
entonner
entrer en matière
énumérer
épeler
(s')esclaffer
estimer
essayer
éternuer
(s')étouffer
(s')etonner
(s')étrangler
exagérer
examiner
exhorter
exiger
expliquer
exploser
exprimer
(s')excuser
faire miroiter
faire remarquer
faire
fanfaronner
féliciter
flatter
finir
formuler
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G - Z
G - H I J - O P - Q R S - Z
garantir
(se) gargariser
geindre
gémir
(se) glorifier
glisser
gloser
glousser
gouailler
grincer
grogner
grommeler
gronder

haleter
hasarder
héler
hésiter
huer
hurler
imaginer
implorer
(s')incliner
indiquer
indiquer
infirmer
injurier
innocenter
(s')impatienter
insinuer
insister
insulter
(s')instruire
(s')insurger
intercéder
interdire
(s')intéresser
interroger
interrompre
intervenir
intimer (quelqu'un de parler)
inventorier
ironiser
jauger
juger
jurer
lâcher
(se) lancer
lister
louer (faire un compliment)

manquer de (éclater de rire / s'étouffer)
marmonner
menacer
mentir
mettre en garde
miauler
minauder
minimiser
monologuer
murmurer
(se) moquer

narguer
narrer
négocier
nier

obliger
obtempérer
observer
(s')offusquer
opiner
ordonner
palabrer
papoter
parlementer
parler
parler
penser tout haut
permettre
pérorer
persifler
philosopher
piaffer (d'impatience)
plaider
plaisanter
(se) plaindre
plastronner
pleurer
pleurnicher
pontifier
postillonner
pouffer
poursuivre
préciser
préférer
présenter
prier
proférer (des menaces)
prohiber
promettre
prophétiser
proposer
protester
psalmodier

quémander
questionner
rabâcher
raconter
railler
rajouter
râler
rapporter
rappeler
rassurer
réaliser
récapituler
réciter
réclamer
reconnaître
rectifier
refuser
regretter
(se) réjouir
remarquer
remettre en question
renâcler
renchérir
répéter
répliquer
répondre
reprendre (contredire)
reprendre la parole
réprimander
requérir
résiter
résumer
rétorquer
révéler
revendiquer
réviser (son opinion)
riposter
rire
risquer
risquer
ronchonner
rugir
saluer
scruter
seriner
siffler
signaler
sélectionner
soliloquer
solliciter
sommer
souffler
souligner
sourire
souscrire
soutenir
(se) souvenir
suggérer
supplier
supputer
susurrer

tempérer
tempêter
tenter de convaincre
tenter
terminer
tonitruer
tonner
traduire

vérifier
vilipender
vitupérer
vociférer
vomir (des injures)

zézayer
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Exercice de style

Ci-dessous, je vous mets en exemple un long dialogue de ma composition qui comporte de nombreux verbes de paroles pour mettre de l'ambiance et éviter les répétitions

Le texte est tiré d'une fanfiction sur Harry Potter (histoire écrite en réutilisant les personnages de Harry Potter), ce qui explique l'usage de son nom et le récit d'un scène tirée du tome 1 de la série. Je précise que ça a été écrit en 2005, avant la sortie des tomes 6 et 7, ce qui explique des petites incohérences par rapport au scénario connu.
Vous trouverez peut-être l'usage des incises un peu lourd. Je ne préconise pas d'en mettre autant, mais j'ai un peu chargé ce passage pour montrer la richesse des verbes de parole qu'on peut utiliser.

William Stratford, Auror et partenaire de Harry Poter, a été blessé lors d'une échauffourée et se retrouve à l'hôpital Ste Mangouste

La petite Weasley vint me voir le lendemain après-midi [...] J'étais en train de la remercier quand on frappa à la porte et ma soeur passa la tête par l'entrebâillement.

— Bonjour, Gwen, la hélai-je voyant qu'elle hésitait sur le seuil. Entre donc.

Elle pénétra dans la chambre, suivie de son fils aîné.
— Bonjour William. Bonjour Mademoiselle, fit Gwen en dévisageant la petite Weasley avec curiosité.
— Bonjour Madame, bonjour Titus, répondit la rousse en se levant. Bon, je m'excuse, je dois vous laisser.

Et elle partit sans nous laisser le temps de répondre.

— Oh, j'espère que ce n'est pas moi qui l'oblige à partir, s'excusa ma soeur, manifestement gênée.
— Oui, c'est dommage, elle est sympa, regretta Titus.
— Tu la connais ? lui demanda ma soeur.

Titus me regarda, incertain sur ce qu'il devait ou non révéler.

— Elle était avec nous quand nous sommes allés voir le match de Quidditch, intervins-je.
Voyant que ma soeur fronçait les sourcils, j'ajoutai :
— C'est la copine de mon coéquipier.
— Oh, c'est gentil à elle d'être passée, risqua ma soeur, qui n'avait pas l'air très convaincue.

Non mais qu'est-ce qu'elle croyait ? Que je faisais la sortie de Poudlard pour me trouver une petite amie ?

[...]Gwen s'assit sur un siège, tandis que son fils s'installait au bout de mon lit. [...] Elle me proposa alors de venir habiter quelques jours chez elle, le temps que je me remette complètement. [...]. Je réfléchissais à la question, quand on toqua de nouveau à la porte. Potter entra dans la chambre, sans attendre de réponse.

Il était tellement persuadé de me trouver seul, qu'il était déjà au pied de mon lit le temps qu'il réalise son erreur. Quand elle le reconnut, Gwen resta pétrifiée sur sa chaise, les yeux ronds. Titus émit un "oh !" sonore, et en resta la bouche entrouverte. Mon partenaire s'arrêta net, comme indécis sur la conduite à tenir.

— Assieds-toi Potter, ne reste pas planté là comme un idiot ! lui lançai-je, agacé.

Non mais pourquoi fallait-il qu'ils viennent tous me voir au même moment ! Le regard de Gwen quitta Potter et elle me dévisagea, visiblement choquée par ma familiarité avec la divinité nationale. Titus était toujours paralysé par l'émotion.

Ma réplique eut le mérite de tirer mon coéquipier de sa stupéfaction gênée :
— Toujours de bonne humeur à ce que je vois, dit-il, en obéissant malgré tout et amenant près de mon lit un siège se trouvant le long du mur.

Il s'assit, avec un sourire contraint en direction de ma soeur.

— Gwen, Titus, je vous présente mon partenaire. Potter, ma soeur Gwendoline et son fils Titus.
— Enchanté, dirent Potter et Gwen en même temps.

Titus ne semblait pas avoir retrouvé l'usage de la parole.

Il y eut un instant de silence embarrassé, mais heureusement, Gwen est plus à l'aise que moi dans les mondanités et elle enchaîna :
— Mon fils a été très impressionné par le match dans lequel il vous a vu. Je crois que ses Multiplettes sont devenues son bien le plus précieux, lança-t-elle, alors que Titus devenait écarlate.
— Oh, c'était un bon match, acquiesça Potter, qui se dégela, comme toujours quand il était question de Quidditch. Tu y joues ? demanda-t-il à mon neveu.

Ce dernier hocha la tête comme incapable de parler.
— Il compte se présenter pour les sélections en septembre prochain à Poudlard, répondit sa mère à sa place.
— Pour quel poste ?
— Eh bien, à Noël il semblait s'être décidé pour le poste de batteur, mais depuis les vacances de Pâques, il s'est découvert une vocation d'attrapeur.
— Vraiment ? commenta Potter, qui rosit légèrement, alors que mon neveu devenait encore plus rouge, si c'était possible.
— Quoi qu'il en soit, depuis qu'il en rentré de Poudlard pour les vacances, il s'entraîne tous les jours à exécuter des figures acrobatiques ! continua Gwen, nettement désapprobatrice.
— Je dois avouer que moi-même j'ai eu une inclination particulière pour la feinte de Wronsky après l'avoir vue exécutée magistralement par Victor Krum, pendant la finale de coupe du monde qui s'est déroulée en Angleterre, avoua gentiment mon partenaire, histoire de mettre Titus un peu plus à son aise.
— Tu y étais ? lui demandai-je, surpris.
— Oui, Arthur Weasley nous avait obtenu des places dans la tribune officielle.

Je me demandai un instant ce qu'il avait pensé des événements qui avaient suivi la rencontre. Il sembla se les remémorer, car il se rembrunit. Heureusement, Gwen demanda :

— Vous avez joué à Poudlard, j'imagine.
— Oui, dès ma première année.
— Je croyais que c'était interdit, fit remarquer ma soeur.
— Ils ont fait une exception pour moi. C'est d'ailleurs la seule fois où Malefoy m'a servi à quelque chose, ajouta-t-il comme si ce constat l'étonnait.
— Raconte-nous ça, suggérai-je, curieux.

Il eu un petit sourire embarrassé, mais n'osa se faire prier davantage et se lança :
— Eh bien, tout est parti de notre premier cours de vol. Evidemment, Malefoy n'a pas manqué de faire son intéressant. Il a profité de ce que la prof avait le dos tourné pour piquer un objet à un de mes camarades et il a enfourché son balai pour aller le lui mettre au sommet d'un arbre. Tu remarqueras qu'à onze ans, Malefoy était déjà un parfait emm... quiquineur, termina-t-il en jetant un coup d'oeil contrit vers Gwen.

Je hochai la tête pour lui faire plaisir, et il continua son récit :

— J'ai donc décollé à mon tour pour essayer de le rattraper et...
— Attends une minute, le coupais-je. C'était la première fois que tu montais sur un balai ?
— Bien sûr, puisque j'ai été élevé chez des Moldus.
— T'es parti à la poursuite de Malefoy alors que c'était la première fois que tu volais ? insistai-je.
— C'est ce que je viens de dire.
— Typiquement Gryffondor ! commentai-je, effaré par tant d'inconséquence. [NdA : le narrateur est Serpentard]
— Eh ho ! Je me suis abstenu de qualifier de 'serpentarde' l'attitude de Malefoy, hein ! protesta Potter.
— C'est vrai, je retire ma remarque. Mais avoue que tu as agi sans réfléchir, quand même !
— Il est possible que mon balai ait décollé tout seul, admit Potter.

Gwen étouffa un petit rire, tandis que Titus regardait Potter comme s'il se trouvait devant Merlin en personne.

— Et finalement, tu as rattrapé Malefoy ? demandai-je, considérant que nous avions tous les deux marqué un point.
— Evidemment. Et je peux te dire que sans les deux gorilles qui le suivaient partout, il n'en menait pas large cet enf... cet imbécile. Il a donc préféré jeter le gant, enfin plus exactement le rapeltout, car c'était un rapeltout, je m'en rappelle maintenant. Enfin bref, il l'a lancé, et j'ai essayé de le rattraper car je craignais qu'il se casse en s'écrasant au sol.
— Il ne t'est pas venu à l'idée que c'était toi qui allais te casser, si tu t'écrasais ?
— Tout c'est passé si vite, tu sais ! J'ai donc rattrapé le rapeltout et me suis posé sans trop de mal. C'est alors que McGonagall est arrivée à fond de train. Elle avait pas l'air très contente.
— Sans blague ! Au fait, c'était avant ou après le troll ?
— Avant. Le troll, c'était le jour d'Halloween.
— Le troll ? demanda Titus avec avidité.
— C'est une autre histoire, expliqua Potter.

— Pour le moment, t'es toujours pas attrapeur, notai-je.
— J'y viens. Donc McGonagall arrive dans tous ses états et me dit de la suivre. J'avoue que j'étais terrifié. Je pensais que j'allais être renvoyé.
— Il était temps d'avoir peur ! persiflai-je.
— Mais elle est allée chercher un élève dans une classe, continua-t-il sans relever mon interruption, et elle lui a dit : "Dubois, je viens de vous trouver un attrapeur"
— Dubois ? Olivier Dubois ? s'enthousiasma Titus.
— Oui, le gardien des Flaquemare.

— Ça a dû être une bonne équipe, remarquai-je. Je suppose que vous avez gagné la coupe.
— Heu, non. Pas cette année-là. Pour le match contre Poufsouffle, j'étais à l'infirmerie. Une histoire vraiment compliquée, éluda-t-il pour prévenir toute question. Et l'année suivante, le tournoi a été annulé. Là encore, c'est une longue histoire. Mais on a gagné, la troisième année. Si tu avais vu la tête de Malefoy quand je lui ai piqué le Vif sous le nez malgré toutes ses tentatives de tricherie ! conclut-il, le regard embrumé par ce qui devait être un de ses plus beaux souvenirs.

— Et la quatrième année ? demandai-je pour le faire revenir parmi nous.
— Pas de Quidditch. C'était le Tournoi des trois sorciers.
— Et la cinquième ?
— On a gagné. Mais ni grâce à Olivier qui était déjà parti, ni grâce à moi car j'avais été suspendu, expliqua-t-il avec une grimace.
— Qu'est-ce que t'avais fait ?
— Cassé la gueule à Malefoy !
— Pendant un match ?
— Non, après. Mais cette année-là a été spéciale. Très politique. Une sadique avait été nommée Grande inquisitrice puis Directrice de Poudlard, et elle m'en voulait personnellement. Mais on a gagné lors de la sixième année.
— Et la septième ?
— Pas de Quidditch. Raisons de sécurité. Mais après, quand j'étais au Centre de formation, on a récupéré la Coupe inter-Université tous les ans.
— T'as jamais songé à devenir professionnel ? demandais-je.
— Non. J'adore le Quidditch, mais il me paraissait plus important de pourchasser les Mangemorts.

Ma soeur hôcha la tête comme si cela lui paraissait évident. Bien sûr, on n'attend pas du Survivant qu'il consacre sa vie à courir après une balle.

— Et maintenant que tu as constaté que la chasse aux Mangemorts était loin d'être notre pain quotidien, tu n'as pas changé d'avis ?
— Ce que nous faisons ne me paraît pas complètement inutile, répondit-il tranquillement. Bon, faut que j'y aille, j'ai un entraînement.
— T'es sûr que tu as le droit ?
— J'ai oublié de demander. Et puis si je n'y vais pas, mon entraîneur va m'assassiner. [...] Madame ! Jeune homme !" les salua-t-il.

Et il sortit. Pour ré-entrer trois secondes plus tard :
— Oh, j'oubliais ! Ginny doit passer t'apporter de quoi t'habiller. Je lui ai dit que je pouvais m'en charger, mais elle n'a pas semblé me faire confiance !
— Elle avait peut-être peur que tu n'oublies ! glissai-je
— Je suis tenté de dire Vivement que tu sois guéri pour que tu deviennes plus aimable , mais en y réfléchissant, t'es pas tellement plus agréable d'habitude, alors...

La porte se referma derrière lui.
— Il me semble que tu aies trouvé à qui parler, gloussa ma soeur.
— Mouais, de nos jours, les jeunes ne savent plus ce qu'est le respect ! dis-je d'un ton faussement offusqué.

La porte se rouvrit :
— Dis pas à Ginny où je suis allé, hein !
Et il disparut de nouveau. Définitivement, cette fois.

— Il est très sympathique ! Je ne l'imaginais pas comme cela, remarqua Gwen.
— Vous avez eu de la chance. Il est rarement aussi naturel en présence de personnes qu'il ne connaît pas. Tu as eu le nez fin en parlant Quidditch. ça l'a bien décoincé.
— Il est super cool, intervint Titus.
— Que cela ne te donne pas des idées, le mit en garde sa mère. Tu n'es pas le Survivant, toi.
— Et bien sûr..., commençai-je
— ...je ne raconte ça à personne, termina Titus à ma place.
— Très bien, mon grand, le félicitai-je.
— Vous avez beaucoup de petits secrets comme ça ? demanda ma soeur d'une voix méfiante.
— Enfin, Gwen, si ce sont des secrets, nous ne pouvons pas t'en parler ! lui répliquai-je.

Elle fixa son fils, mais comme celui-ci me regardait en réprimant un sourire, cela n'eut pas tellement d'effet.

— Quand dois-tu sortir? me demanda ma soeur.
— Demain, normalement.
— A quelle heure ?
— Je ne sais pas.
— Je vais me renseigner. Nous viendrons te chercher.
— Mais je n'ai jamais accepté d'aller chez toi ! me rebiffai-je. J'ai plein de truc à faire à la maison.
— William, il y a écrit sur ta feuille de soin : "Pas d'exercice de la magie pendant 8 jours". Comment comptes-tu te débrouiller ?
[...]
— Je vais y réfléchir, bougonnai-je.
— Parfait. A demain, William.

Elle m'embrassa et s'en alla, suivie de Titus qui me fit un grand clin d'oeil avant de suivre sa mère.

[extrait de Mon sorcier bien-aimé]

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Date de modification de la page : 25/04/2012

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